
71% ignorent que l'air intérieur est + pollué
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La Pollution de l'Air Intérieur : Un Problème Invisible mais Majeur
Nous passons en moyenne 80 % de notre temps en intérieur, que ce soit à la maison, au travail ou dans d’autres espaces clos. Pourtant, la qualité de l’air intérieur est souvent bien plus préoccupante que celle de l’air extérieur, avec des conséquences directes sur notre santé. Selon l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI), l’air intérieur peut être 5 à 9 fois plus pollué que l’air extérieur, en raison d’une accumulation de polluants provenant de diverses sources (OQAI).
Les Principaux Facteurs de Pollution Intérieure
La pollution de l’air intérieur résulte d’un mélange complexe de polluants chimiques, biologiques et physiques. Parmi les plus courants, on retrouve :
- L’humidité et les moisissures : Elles favorisent la prolifération de bactéries, d’acariens et de spores, aggravant les pathologies respiratoires comme l’asthme (ANSES).
- Les composés organiques volatils (COV) : Émis par les peintures, colles, meubles en bois aggloméré ou encore produits ménagers, ces substances peuvent provoquer des irritations et, à long terme, des effets toxiques (ADEME).
- Le monoxyde de carbone (CO) : Issu des appareils de chauffage mal entretenus, ce gaz inodore est responsable d’intoxications graves chaque année (Santé Publique France).
- Les particules fines : Issues de la cuisson, des bougies, des encens ou du tabac, elles pénètrent profondément dans les voies respiratoires (INSERM).
Un Impact Sous-Estimé sur la Santé
Les effets de la pollution intérieure peuvent être immédiats (maux de tête, irritations, fatigue) ou chroniques (asthme, allergies, troubles cardiovasculaires). Une étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) estime que cette pollution est responsable de 20 000 décès prématurés par an en France et de nombreuses maladies respiratoires (ANSES).
Malgré cela, une enquête menée par Murprotec et le laboratoire RespiLab indique que 71 % des Français ignorent que l’air intérieur peut être plus pollué que l’air extérieur. Pourtant, une bonne qualité de l'air intérieur devrait être une priorité de santé publique, au même titre que la pollution extérieure (Murprotec/RespiLab).
Comment Améliorer la Qualité de l’Air Intérieur ?
Des gestes simples permettent de limiter la pollution intérieure et d’améliorer le bien-être quotidien :
- Aérer quotidiennement : 10 minutes d’aération matin et soir suffisent à renouveler l’air et évacuer les polluants accumulés.
- Entretenir les systèmes de ventilation : Les VMC et autres dispositifs doivent être régulièrement nettoyés pour assurer un bon renouvellement de l’air (Santé Publique France).
- Privilégier des produits à faibles émissions : Optez pour des peintures, meubles et produits ménagers certifiés "Écolabel" ou "A+". (ADEME)
- Limiter les sources de pollution : Réduire l’utilisation de bougies parfumées, d’encens et éviter de fumer en intérieur.
Un Enjeu de Santé Publique à Ne Pas Négliger
Bien que la pollution de l’air intérieur soit invisible, ses effets sont bien réels. Elle devrait être traitée comme un enjeu de santé publique plutôt qu’un simple problème de confort. En adoptant de bonnes pratiques et en s’informant sur les sources de pollution, il est possible de limiter les risques et d'améliorer la qualité de l'air intérieur de nos espaces de vie.
📌 Pour aller plus loin :
- Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI)
- Agence de la Transition Écologique (ADEME)
- Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES)
- Santé Publique France